Françoise Atlan

Françoise Atlan
Françoise Atlan (née en 1964) est une chanteuse etdagogue française d'originefarade[1].

Disposant une voix claire et limpide, elle interprète les noubas qui sont des chants habituellement réservés aux hommes. Sa carrière internationale l'a menée à se produire avec succès aux États-Unis, Japon, Espagne, Portugal, Italie, Grande-Bretagne, Maroc (notamment au Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde[2], Tunisie, ex-Yougoslavie, Hollande, Belgique, Norvège et en Israël, tant dans lepertoire de la musique ancienne occidentale que dans le répertoire des musiques traditionnelles arabo-andalouses. Françoise Atlan a choisi de vivre et travailler au Maroc, et en particulier à Marrakech.

D
otée d'une voix naturelle développée depuis l'âge de six ans, la jeune Françoise Atlan étudie d'abord le piano et le solfège avec sare. À l'issue de ses études musicales aux Conservatoires de Saint-Étienne et d'Aix-en-Provence, elle est récompensée en 1984, par un prix de piano et de musique de chambre. Elle étudie à l'Université d'Aix-Marseille en musicologie, elle travaille parallement la technique vocale et le répertoire lyrique avec Anda Guiot à l'Opéra de Paris. Elle chante indifremment avec le guitariste flamenco Juan Carmona, ou encore avec l'Ensemble Gilles Binchois dans le répertoire de chants du Moyen-âge, et aussi la Camérata de Boston.

De 1987 à 1989, elle est Premier solo de l'ensemble vocal Musicatreize, spéciali dans la musique contemporaine (Ohana, Ligeti, Nono).

So
n premier album est enregistré en 1992 et s'intitule Romances Sefardies et est applaudi par la critique tandis que le second intitulé Entre la Rose et le Jasmin obtient en 1994 le Diapason d'Or. Elle chante soit en ladino les romances séfarades des communautés juives d'Afrique du Nord ou d'Andalousie, soit en occitan les antiques complaintes des troubadours, ou encore en arabe les mélodies arabo-andalouses.

Ses racines judéo-berbères l'amènent à se passionner pour les musiques traditionnelles et savantes, en particulier celles du bassin méditerranéen.

Dans son approche du chant traditionnel, c'est plut le style qui préoccupe Françoise Atlan et non la répétition mécanique de certains effets. Car le style, pour elle, c'est l'esprit de l'œuvre. Dans ce contexte elle se situe au-delà des traditions prédéfinies car sa connaissance de l'univers andalous lui permet une grande expressivité . Elle synthétise la technique vocale et la sensibili sépharade. La finesse de ses interprétations reflètent les influences des pays d'accueil des communauté Judéo-Espagnoles.

Fr
ançoise Atlan dispense régulièrement des classes aux Ateliers d'Ethnomusicologie de Genève, La Schola Cantorum de Bâle (Institut de recherche et d'enseignement pour la musique ancienne) et au Centre de Musique médiévale de Paris. Elle estgulièrement invitée comme pédagogue à enseigner dans le cadre de « La Croisée des cultures », un stage de danses et musiques du monde organisée par les Ateliers d'ethnomusicologie organisé habituellement en juillet.

Discographie
Cantigas de Santa Maria, Boston Meditarrenea et l'Orchestre arabo-andalou des chez Erato
Terres Turquoises - Ensemble Constantinople

Récompenses
E
lle est notamment lauréate en 1998 du Prix Villa Médicis Hors les Murs, qui lui permet de travailler pour trois ans le répertoire arabo-andalou de la tradition fassie avec Mohammed Briouel.

Notes et références

1. ↑ Désigne la communauté juive hispanique, chassée d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1506 par l'Inquisition, s'est réfugiée, puis installée dans tout l'Empire Ottoman, notamment en Grèce, en Turquie, dans les Balkans, puis en Haute-Galilée, aux Pays-Bas, en Italie, en France, au Maroc, ainsi qu'en Amérique. La langue judéo-espagnole, mélange d'espagnol, d'espagnol médiéval et d'hébraïsmes, a emprunté, tout comme la musique, aux cultures grecque, turque, bulgare , roumaine, yougoslave et arabe qu'elle a rencontrées au cours des siècles
2.
où elle s'est d'ailleurs produite avec l'Orchestre de Mohamed Briouel dans la tradition la ligne la plus épurée des chants séfarades, dont elle est remarquée comme une brillante interprète

Texte libre à condition de citer Mario Scolas

# Posté le lundi 13 août 2007 04:57

Modifié le mercredi 19 décembre 2007 11:11

Musique et société

Musique et société
A l'époque où la musique de variété, le show business, les hit-parades et plus récemment la Star Academy déterminent artificiellement le comportement collectif, la société ne peut plus assumer sa responsabilité dans l'évolution de la pensée musicale. N'ayant plus de fonction sociale déterminée, la musique devient un produit commercial, de fabrication artisanale dans le cas de la musique savante ou industrielle dans les autres cas dans le contexte de la musique occidentale.

Le g
oût musical est largement influencé : héritage culturel, habitude et réflexes de classe sociale, on pourrait même avancer une tentative de terrorisme esthétique (véhiculée par le snobisme), la notion de notoriété de certains musiciens véhiculée plus récemment par des encyclopédies américaines telle que la populaire base de donnée Wikipedia les responsables de la Wikimedia Foundation (qui proposent par exemple à la suppression des pans entiers de la musique marocaine ou encore des articles relatifs à la réflexion musicologique) - pour ne citer que ces deux exemple - , mais surtout aux exigences de l'obligation de rentabilité de la production industrielle des artistes, voir aussi la diffusion des idéologies dominantes (mythe de la bonne musique)...Et l'influence du bon ou du mauvais goûts manipulés par les puissants moyens de promotion dont dispose l'industrie musicale par le biais de la musique de consommation, c'est à dire une musique de prêt à écouter qui établi à grande échelle une sorte de nivellement culturel par le bas.

L'une des raisons de cette médiocrité tiendrait dans le fait que la musique de consommation, dite "musique gère", n'est pas une vraie musique populaire, comme le son les musique issue des folklores. Elle est conçue pour le peuple, en fonction de critères commerciaux, en fonction de critères commerciaux par une "pseudo élite bourgeoise" influençant un public de beaufs qui colonise et prostitue tout ce qui se passe à sa portée pour en faire un produit standard. Ces producteurs, major de disques croient le public de musique populaire qu'il entreprend lesmarches d'avilir les objets qu'on lui destine.

Il
à craindre aussi que notre monde hypersonorisé jusqu'à la surdité provoquée par la génération Ipod, ne permettent plus la faculd'attention ou de jugement de s'exercer sur les phénomènes sonores. On dirait même que pour accompagner son déclin, notre civilisations s'est choisi craintivement un fond musical pratiquement uniforme du timbre dans plusieurs genres musicaux à en perdre toute alité musicale.

La
collection Musique et Société est une collection d'ouvrage qui a pour vocation de publier des travaux de recherche universitaires en sciences humaines sur les musiques populaires. Une série d'ouvrages qui émanent de sociologues, musicologues, littéraires, historiens ou anthropologues et abordent les phénomènes musicaux, leur production et/ou leur réception par les biais stylistiques (techno, metal, chanson...), économiques ou culturels étudié avec la rigueur scientifique et l'ouverture disciplinaire qui s'impose Les ouvrages de la collection Musique et société.

Texte libre à condition de citer ce blog.

# Posté le dimanche 05 août 2007 09:54

Ahmed El Bidaoui

Ahmed El Bidaoui
Ahmed El Bidaoui (mort à Salé en 1991) est un compositeur, musicien et chanteur marocain. Initiateur et digne représentant de la modernité dans la musique marocaine. Oudiste, il a composé pour de nombreux autres chanteurs et chanteuses. Il a également participé à la création et à la dirigé l'Orchestre Royal de musique moderne. Il continue à incarner l'authenticité de la chanson marocaine en tirant parti des expériences musicales venant alors d'Egypte.

Eléments de biographie

Il
est difficile de trouver des traces précises sur la chronologie de sa vie, on sait cependant que depuis son enfance il évolue dans un environnement musical d'abord dans sa famille, et se mettra ensuite à l'école des grands maîtres pour apprendre avec eux les principes du modalisme et de la rythmique arabe.



Ahmed El Bidaoui comme initiateur de la musique marocaine moderne

Sa musiqu
e apparaît au lendemain de l'Indépendance du pays, époque où le sentiment nationaliste marocain tenait une place d'honneur. Les chanteurs ont été influencés par les gammes orientales exécutées par des artistes égyptiens lors de mouachahates. Les compositeurs vont progressivement délaisser l'imitation de style et se débarrasser des influences exogènes pour s'orienter dans une phase de renouvellement et de confirmation de soi, en dépit des moyens limités à cette époque.

La naissanc
e de la radio permet d'entendre les chansons d'Abou Al Hamouli, Salama Hijazi, Sayed Darwich et surtout Mohamed Abdelouahab. La création de l'Orchestre Royal de musique moderne, à sa tête l'artiste Ahmed El Bidaoui qui apporte un changement radical dans la direction de la musique moderne au Maroc.

A cette époque où la chanson marocaine moderne faisait ses premiers balbutiements pour ensuite se libérer de la tutelle pesante de la chanson orientale et de ses monstres sacrés.

Ahmed El Bidaoui, suivis d'autres musiciens comme Bouchaïb Al Bidaoui, Maâti Al Bidaoui sont considéré comme les pionniers. Au Maroc, des chanteurs tels que Ahmed El Bidaoui ou Ismaël Ahmed chantent en arabe littéral ou en arabe dialectal marocain châtié, et systématiquement accompagnés par un orchestre.

En 1
964, il écrit Al far'ha al koubra (la grande joie) pour la chanteuse égyptienne Houda Soultane à la gloire du roi Hassan II. El Bidaoui figure parmi les mouâniss (accompagnateurs) favoris du jeune roi. À ses côtés aussi, il y avait un autre compositeur, Larbi Kawakibi. Celui-là signera un peu plus tard, un classique du genre : Yajaal lak fi koulli khoutwa salama.

A
rtiste complet, Ahmed El Bidaoui compose et interprète de la quasi-totalité de ses chansons. Des chansons éternelles par leurs paroles, leurs thèmes, leur musique...que les Marocains connaissent par coeur et interprètent avec délectation et nostalgie.

El
Bidaoui resta particulièrement attentif et intransigeant sur la qualité des interprétations et sur le choix des chansons lors des représentations de l'Orchestre Royal de musique moderne.

Soum
eiya Abdelaziz débute également sa carrière en 1984 avec Ahmed El Bidaoui.

Parm
i les musiciens qui ont emprunté la démarche artistique du compositeur on trouve notamment Eluahou Bohbotq ui intègre par ailleurs sa troupe. Abdelkader Rachdi lui à la tête l'Orchestre national de la RTM.

De nos jours, le festival de la chanson marocaine est l'occasion pour les artistes de se faire connaître dans la composition et l'interprétation des œuvres musicales modernes marocaines. On lui rend régulièrement hommage lors du Festival de Volubilis.[1] Ce festival accueille chaque année une multitude d'artistes venus de tout horizon et de toute culture ainsi que des colloques, des expositions et des projections de films en marge du festival.

Quelques titres connus
Al far'ha al koubra (la grande joie)
Y
a Sahiba Essawlati wa Sawlajane
Nachi
d Ndaâ El Watan
Ya
Mawtteni
Oun
choudat lhoub
Yahab
ibi afiq
Hab
ibi ta âla
An
ser dam'i betess' al leih
Ilay
ki

Sources
Texte libre à condition de citer Mario Scolas, auteur de cet article

# Posté le samedi 23 juin 2007 07:59

Modifié le mercredi 19 décembre 2007 11:13