Mohammed Abdel Wahab

Mohammed Abdel Wahab (محمد عبد الوهاب) (né en 1907 - mai 1991) est un chanteur et compositeur égyptien ts populaire sur la scène arabe.

Il est né au Caire en Égypte, Abdel Wahab a jo de l'Oud bien avant de rencontrer le poète Ahmed Chawqi qui lui fera découvrir le répertoire symphonique occidental (cf. entre autres, sa chanson "J'aime la liberté" qui débute par des notes emprunes à Beethoven]. Il a joué dans plusieurs films et a composé dix chansons pour Oum Kalthoum. Abdelwahab, Mohamed (1907-1991), chanteur, compositeur, luthiste égyptien, consiré comme l'un des principaux artisans du renouveau de la musique arabe.

Mohamed Abdelwahab est né au Caire vers 1902, au sein d'une famille modeste. Son père, muezzin et récitant d'une mosquée, le place à l'âge de cinq ans dans un « kouttab » (école coranique) et rêve d'en faire un imam. Elève brillant, Mohamed aime s'installer au milieu des fidèles de la mosquée El Chorani pour réciter avec eux quelques versets du Coran.

Adolescent passion par le théâtre chanté, il reprend en compagnie de ses camarades les chansons de Salama Higazi. Il est enga pour animer, en cachette et avec la complicité de sa ur Aïcha, les entractes dans une petite salle de théâtre. Son père l'apprend et furieux lui interdit toute sortie. Il passe outre et fugue pour se produire dans un cirque.

Réconcilié avec sa famille, Mohamed s'inscrit dans un Club de musique orientale où il s'initie au luth sous la direction éclairée de Mohamed El Kasabji, un des futurs musiciens attitrés d'Oum Kalthoum. Chanteur formé à l'école savante, il grave ses premiers enregistrements, des reprises de Salama Higazi, vers l'âge de 17 ans. Ses propres compositions datent du début des années 1920. Imprégné de musique classique occidentale, il introduit des instruments non traditionnels dans la musique arabe comme la contrebasse, les castagnettes et le violoncelle et des rythmes occidentaux à la mode comme le tango, la rumba ou la valse. Il emprunte certaines phrases musicales à des auteurs classiques occidentaux, Beethoven ou Bizet notamment, et limite la part de l'improvisation. Il développe ainsi au tournant des années 1930, un style propre, qui rénove la musique arabe.

P
remier chanteur de charme égyptien, Abdelwahab met en valeur sa voix de velours grâce au micro qui vient d'apparaître. Il triomphe en 1934 dans un film chantant, "La Rose blanche", pour lequel il définit les règles de la chanson moderne arabe :introductions musicales raccourcies, établissement de quatre couplets avec des thèmes musicaux différents et d'un refrain, le tout durant moins de dix minutes. De 1933 à 1949, il interprète huit films, en y imposant le duo chan.

Durant les années 1950, il se réserve les chansons classiques qu'il compose tout en écrivant des chansons plus légères pour d'autres interptes. Sa coopération avec Oum Kalsoum débute en 1964. Il lui écrit, jusqu'en 1972, huit chansons sentimentales longues considérées comme des ½uvres majeures de la musique arabe contemporaine. Mohamed Abdelwahab décède le 3 mai 1991 au Caire.

Pa
rmi ses chansons les plus célèbres, on trouve : Ya msafer wahdak, Al-nahr Alkhalid, Cléopatre, Min ghir lih (composée pour Abdelhalim et qu'il chante en 1990), Enta ezzaman etc. Il a composé les musiques de l'ancien hymne national de la Libye et de l'actuel hymne des Émirats arabes unis. Le fait qu'il soit le compositeur de l'hymne tunisien actuel Humat Al-Hima est controversé. Certaines sources indiquent qu'il en est le compositeur, tandisque d'autres (dont Salah El Mahdi, musicien et musicologue tunisien) nient cette information et attribuent la mélodie de l'hymne tunisien à Ahmed Kheireddine.
[
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 14:10

Reinette l'Oranaise

Sultana Daoud alias Reinette l'Oranaise est une chanteuse et une compositrice algérienne née en 1910 à Tiaret (Algérie) - cédée le 17 novembre 1998 à Paris). Elle fut pendant plus d'un demi-siècle une digne représentante du folklore oranais, du chaâbi et l'auteur de compositions constamment réactualisées. Sa force de travail, son talent, son oeuvre originale et sa bonne humeur l'ont meà se faire apprécier, au dedu public juif et arabophone, et fait redécouvrir en France les beautés de la musique arabo-andalouse.

Biographie

e à Tiaret, dont le père est un rabbin d'origine marocaine et d'une famille de nationalité française depuis le décret Crémieux (1870).

Atteinte de cité à l'âge de deux ans, à la suite d'une variole mal guérie Reinette fréquente l'école des aveugles d'Alger et apprend le braille et le cannage des chaises. Mais sa re refuse qu'elle continue à exécuter ce travail qu'elle juge ingrate et qui lui abîmait les doigts.

El
le intervient alors auprès de Saoud dioni dit l'Oranais, un juif séfarade et chanteur violoniste virtuose du style hawzi qui tenait un caà Oran, - qui était le rendez-vous de tous les lomanes, les musiciens, les paroliers et les vedettes locales (les théâtres étaient sous contrôle colonial et interdisaient à cette époque toute expression algérienne) - pour que le maestro initie Reinette à l'éveil de la musique arabo-andalouse et l'accueille chez lui et la surnomme Reinette.

Il en sort quelque temps plus tard un 78 tours, que plus tard Reinette ose à peine écouter à cause des fautes de diction.

El
le intègre l'orchestre du maestro, tout en se familiarisant avec les instruments de musique. Aps la darbouka, elle s'initie au mandole puis au oud pour s'accompagner au chant et se constituer un riche répertoire de textes et de composer des mélodies puisées dans la tradition musicale oranaise.

E
n 1938, Saoud dioni émigre en France pour monter un café musical à Paris. La vie de ce dernier se termine en déportation sous la barbarie des nazis.

A
l'âge de 26 ans elle bute une carrière fulgurante. Elle réalise des prestations bi-hebdomadaires à Radio-Alger qui diffusait les meilleurs artistes du chaâbi algérois et du répertoire andalous et elle devient une chanteuseputée.

E
lle est accompagnée de musiciens tels que le virtuose Mustapha Skandrani au piano, Alilou à la derbouka, Abdelghani au violon, elle interprète avec les plus grandes voix de la chanson populaire et de la musique savante du Maghreb : Fadhela Dziria, Meriem Fekkaï, Alice Fitoussi, Zohra El-Fassia, Abdelkrim Dali, Dahmane Benachour.

R
einette l'Oranaise accompagne le maître du chbi, Hadj El Anka.

Reinette continue à exercer son art musical à l'occasion detes juives et musulmanes, mariages, circoncisions, anniversaires.

C
omme juive séfarade, elle serame autorisée à chanter dans un orchestre d'hommes. Son nouveau maître de chant du cheikh Abderrahmane Belhocine lui donne des cours d'arabe classique et lui fait travailler la diction.

Commence alors pour elle une longue période de repli, quasi d'oubli et de grande solitude.

En 1985, Reinette à l'approche de ses 70 ans ne songe plus qu'à cultiver ses souvenirs. Il faudra toute lanacité d'un animateur de Radio-Beur à Paris et de l'appui d'une génération de mélomanes français la sollicitant pour la convaincre de remonter sur sne.

En 1995, Reinette l'Oranaise vit en banlieue parisienne, aux côtés de son époux, Georges Layani, un percussionniste. Elle est alors couronnée par l'Académie Jean-Cros et est reconnue par les algériens de la tradition du style hawzi.

D
evenue une légende de la chanson judéo-arabe, sa voix s'éteint à Paris, le 17 novembre 1998 à l'âge de 80 ans. Son corps est inhumé au cimetière israélite de Pantin.

Texte libre à condition de citer Mario Scolas
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 10 septembre 2007 07:27

Modifié le lundi 09 juin 2008 07:54

Raïna Raï

Raïna Raï est un groupe de raï originaire de Sidi-Bel-Abbès en Algérie.

Cette formation édite son premier album, Zina en 1983 suivi de plusieurs autres, puis interrompt son activité en 1992 avant de se reformer pour sortir Datni en 2001. Depuis plus de 20 ans, ce groupe culte a influencé nombre de groupes comme l'Orchestre National de Barbès ou Gnawa Diffusion. A la différence de tous les 'Cheb', Raïna Raï est une vraie formation dont le son, et notamment les riffs de guitare de Lotfi Attar, est reconnaissable entre mille. Certains de leurs titres, comme 'Zina' ou 'Hagda', sont connus de tous les afficionados.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 04:38

La musique arabe

La musique arabe
La musique arabe (الموسيقى العربي) est un ensemble de musiques orientales issues d'une vaste zone géographique allant de l'Asie centrale à l'Atlantique. Elle constitue les branches d'une même famille musicale ayant évoluée dans les foyers culturels du Proche-Orient et du Moyen-Orient et souvent dans des contextes différents. Elle constitue l'essentiel de la musique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

En dépit de leurs multiples apparences, ces musiques qui proviennent essentiellement de la tradition orale, présentent certaines caractéristiques communes, surtout l'étude de la musique savante ; cela est moins évident dans les musiques ethniques, où les particularités régionales sont marquées. Les concerts traditionnels de cette musique associent généralement des interprétations vocales et instrumentales, souvent en alternance. Longues parfois de plusieurs heures, ces suites gagnent leur point culminant dans l'exercice de performances vocales.

Le terme "musique arabe" semble prêter à certaines équivoques : ils est justifiés si l'on désigne l'expression historique d'une civilisation dont la langue arabe et la culture de l'Islam constituent les deux axes fondamentaux mais ils sont impropres si l'on entend par "musique arabe" les formes d'un art inhérent aux Arabes et à l'Arabie définis ethniquement et d'un point de vue géographique[1]. Cet art couvre en fait des réalités esthétiques et des concepts ethnomusicologiques variées et parfois fort éloignées. Il est incontestablement marqué au sceau unificateur de l'Islam, lequel a pris racine et s'est principalement exprimé dans cette langue.

Les multiples sources d'influence de cette musique sont principalement sémitiques et remontent à la période qui se situe entre le Ve siècle et l'expansion de l'islam au VIIe siècle, mais aussi indo-persanes et grecques. Par ailleurs, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences d'anciennes cultures des différents pays où l'islam et la civilisation arabe s'imposèrent, notamment en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb.

Aux débuts de l'ère islamique, les Arabes musulmans reléguèrent souvent la pratique musicale aux esclaves et aux captifs (comme les chanteuses appelées Qayna), ce qui favorisa notamment les influences persanes.

La musique arabe connut une renaissance au XXe siècle, sous les effets conjugués de certaines techniques et instruments occidentaux qui y furent adoptés, et de la volonté grandissante de sauvegarder le patrimoine musical arabe. L'Égypte notamment vit l'éclosion d'immenses talents, compositeurs ou chanteurs, comme Mohammed Abdel Wahab, la chanteuse Asmahan ou encore Oum Kalsoum.

À la différence de la musique occidentale dans laquelle se sont développées la polyphonie et l'harmonie, la musique arabe est ancrée sur le chant et la mélodie, laquelle est la plupart du temps homophonique (c'est à dire une seule note à la fois) et construite sur un système extrêmement riche de modes mélodiques, appelés maqam. Les ouvrages arabes anciens sur la musique ont recensé jusqu'à 400 maqamat, dont trente au moins demeurent en pratique utilisés.

Inspirés de l'échelle des sons et des intervalles de la musique grecque, les modes furent adaptés à la musique arabe. Comme les modes grecs, ils reposent sur des intervalles de tierces (tricordes), quartes (tétracordes) et quintes (pentatonique), et reflètent la diversité des cultures rencontrées pendant l'expansion de l'islam.

La musique arabe n'utilise pas, comme la musique occidentale, la gamme tempérée, mais la gamme naturelle, qui permet une interprétation toute différente de l'échelle des sons à l'intérieur d'une octave, et de leurs rapports (les intervalles). En conséquence, les intervalles dans ces modes sont inférieurs au demi-ton occidental : le plus courant d'entre eux représente trois quarts de ton, mais l'on rencontre des intervalles d'un neuvième, de quatre neuvièmes et de cinq neuvièmes de ton. Si, dans la musique moderne, le monde arabe a souvent adopté le mode de notation occidental, le terme « gamme » est inapproprié, puisqu'il couvre théoriquement une octave, et que la musique arabe est construite sur des modes inférieurs à l'octave.

Les intervalles inférieurs au demi-ton ; on utilise le Limma (1/3 de ton) et le Comma (1/9 de ton). Mais le plus utilisé est le 1/4 de ton. Les altérations utilisées pour indiquer les 1/4 de ton sont le « demi bémol » et le « demi dièse ». Pour noter ces intervalles inconnus dans la musique occidentale, on utilisait autrefois le bémol inversé (comme un d). Aujourd'hui on utilise le bémol barré

Une autre particularité de la musique arabe, apportée par un art vocal d'une extrême sophistication mélodique (résultant du système modal et de ces micro-intervalles), réside dans l'ornementation des lignes mélodiques homophoniques (les instruments étant utilisés à l'unisson ou à l'octave). Trille, glissando et autres variations rythmiques et mélodiques constituent une ornementation continue et souvent complexe.

L'apprenti musicien apprend la technique et le répertoire traditionnel transmis par un maître (maâlem) grâce à la tradition orale. Après une certaine maîtrise de ces éléments, le musicien évolue et se met au jeu de l'improvisation et à l'art de la création musicale. Comme créateur il puise dans la tradition des éléments qui lui ont été transmis pour ensuite les assembler selon ses aspirations, ou à partir desquels il invente des variations qui viendront enrichir un répertoire commun.

Cette tradition orale reste l'un des éléments majeurs dans l'interprétation comme dans la transmission pédagogique de la musique. Une bonne maîtrise des systèmes mélodiques et rythmiques est donc requis pour la composition et l'interprétation de la musique arabe. Les élèves étudient des morceaux vocaux et instrumentaux, mais ils les interprètent rarement exactement tels qu'ils furent initialement composés. Dans la tradition arabe, les bons musiciens apportent des variations et improvisations musicales sur les morceaux ou modèles connus, comme les musiciens classiques de l'Inde ou les musiciens de jazz. Les improvisations peuvent être relativement longues, transformant des compositions d'une dizaine de minutes en interprétations d'une heure et n'ayant parfois que peu de points communs avec le modèle d'origine.

Sources

# Posté le mardi 14 août 2007 15:06

Modifié le jeudi 15 novembre 2007 10:20

musique arabo-andalouse

musique arabo-andalouse
La musique arabo-andalouse, لطرب الأندلسي également appelée andalous, nouba,ou encore malouf en Tunisie, est un genre musical classique originaire du Maghreb. Dérivé de la musique arabe de l'Orient, ce style musical s'est développé dans le territoire andalou en s'enrichissant des apports de différentes cultures des communautés cohabitant dans la péninsule ibérique tels les Berbères, les Arabes, les Africains, les Coptes et les Andalous. La musique arabo-andalouse, bien que reposant sur des règles très strictes, est une musique non écrite se transmettant oralement de maître à élève.

Bien avant la chute de Grenade, de nombreux musiciens musulmans s'étaient repliés en Afrique du nord. La tradition musicale arabo-andalouse s'y est développée jusqu'à nos jours, particulièrement dans les villes ayant accueilli les réfugiés espagnols (Fès, Tetouan, Tanger...). C'est au contact des ensembles de ces villes que l'on peut donc retrouver les mélodies et rythmes de ces musiques, même si la tradition a continué d'évoluer à travers les siècles. La musique arabo-andalouse implantée à Tétouan est nommée" tetouanniya", celle originaire de Fès: " fassiya ", celle développée à Rabat et Oujda est dite" Gharnati ", en hommage à la ville de Grenade qui fut le dernier bastion de la présence mauresque en Andalousie.

Il est à remarquer qu'aussi bien en musique arabo-musulmane qu'en arabesques, les productions artistiques sont rarement signées et demeurent anonymes, et peu de traces nous restent au sujet des compositeurs et des artistes. De ce fait, les ½uvres sont souvent assimilés de nos jours à l'art islamique en général ou à l'art d'un pays en particulier, mais jamais à un artiste. Il est lieu donc de se demander si cet effacement total de l'artiste devant l'½uvre qu'il a crée est une caractéristique de cette civilisation ou s'agit-il là d'un trait commun à toutes les cultures de tradition orale ?

La ville de Tétouan compte plusieurs groupes féminins de musique andalouse. Ils sont surtout sollicités pour animer les cérémonies de mariage, mais aussi les fêtes religieuses et nationales.

# Posté le lundi 13 août 2007 05:07

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 15:50