Pardon Omri, par cheb Wissem

A la fin du Ramadan 2009, Cheb Wissem fait connaître via le groupe social Facebook, une chanson de raï sentimental intitulée Pardon Omri (Pardon ma chérie !) qui fait d'emblée une bonne critique musicale du fan club et par des chanteurs du Maghreb.

L'auteur a essayé d'exprimer son ressenti en composant la chanson en associant au clip des photos simples mais qui ont un impact psychologique très important. Selon Wissem, les jeunes au Maghreb préfèrent les chansons sentimentales mélancoliques qui ont pour thème la trahison dans l'amour qui reste un thème intemporel dans les pays du Maghreb et dans le monde arabe.

Voici donc la traduction des paroles en français:

Je dis pardon, Ma Vie (dans le sens, ma chérie)

Ma dignité ne me permet pas de revenir auprès de toi. Tu as choisi ta route et ton destin...Pourquoi donc es-tu donc revenu à moi ?

Tu pleures aujourd'hui en me suppliant d'oublier cette "trahison", mais il est aujourd'hui trop tard, ma dignité ne me le permets pas.

La vérité, je t'aime encore, car il n'est pas facile pour moi d'oublier mon Amour d'hier, j'espérais que tu resterais avec moi, pourquoi m'as-tu trahi, mon Amour?

Mes yeux ont pleurés, car tu m'as touché au c½ur! Tu m'as humilié sans grâce! Maintenant je dois bruler mon c½ur! Comme les gens (ils) disent! Le pire ne dure pas!! J'ai trouvé celle qui me te fera oublier, elle connaît au moins la valeur de l'amour avec plein de douceur, elle est belle et raisonnable, grande différence!

Tu es revenue aujourd'hui! je t'ai manqué...et aujourd'hui les gens se moquent de toi! Ma réponse est pardon chérie (pardon omri), ma dignité ne me permet pas cela et...voilà.

(Traduction de Houssine Alaoui Chrifi)
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# Posted on Wednesday, 23 September 2009 at 10:04 AM

Le Malhoune

Le Malhoune
Le Malhoune ou Melhoun ou Malhun en arabe الملحون est une poésie mélodique issue d'une culture authentiquement marocaine, qui remonte au XIIe siècle, en empruntant ses modes à la musique arabo-andalouse qui se développe sous une forme littéraire du qasida. Il constitue un imposant corpus de poèmes et de chants véhiculés par une double tradition orale et manuscrite, sous des formes de versification notamment en arabe dialectal.

L'origine du mot Malhoune ou Melhoun ou Malhun en arabe الملحون désigne un poème mélodique qu'on appelle aussi qasida, issu d'une culture authentiquement marocaine qui remonte au XIIe siècle, en empruntant de manière simplifiée ses modes à la musique arabo-andalouse. Il s'est développé sous une forme littéraire qui ne respecte pas la structure grammaticale classique. Il est un imposant corpus de poèmes et de chants véhiculés par une double tradition orale et manuscrite, représentant un art plus élaboré des formes de versification notamment en arabe dialectal.

Le poème écrit en zajal (زجل) est enrichi de mélodies populaires, cette création donne naissance au Malhoun.

La chanson populaire arabe au Maroc emprunte régulièrement ses modes à la musique arabo-andalouse. Il est connu depuis l'époque almohade où de nombreuses productions marocaines et andalouses du zajal ont vu le jour. La forme première du malhoun était véhiculée par les maddahin, qui s'accommodent très bien avec la mission de diffusion d'informations que s'étaient assigné ces premiers Almohades.

Parmi les premiers auteurs de malhoun, il convient de citer Abdelaziz El-Maghraoui (1578-1602) et Sidi Abderrahmane El-Majdoub qui ont vécu à la même période et qui se sont fait connaître avec leur « Rubaïyat » (quatrains mystiques). Au cours du XVIII et XIX ème siècle, le Maroc à connu de très nombreux poètes qui ont adoptés ce genre artistique.

Le doyen de cette musique Malhoun est Haj Houcine Toulali (1924-1998) qui avait créé une école qui a contribué à préserver cette expression musicale typique reflétant les différents aspects de la vie quotidienne, comme par exemple le titre Bain Zarda qui présente avec une poésie toute remarquable, l'histoire d´un homme qui s'invite chez son voisin pour lui demander de préparer toute sortes de mets marocains.

Selon des musicologues, il fut chanté par les artisans des villes. Chaque corps de métier et chaque quartier ont leur répertoire et leurs poèmes. Pour eux, le malhoun était un moyen d'atténuer les rigueurs du travail et de rompre sa monotonie. Tant et si bien qu'il est devenu pour eux synonyme de calme et de sérénité, calme par sa musicalité douce et détendue, et serein par la noblesse et la chasteté des paroles. Accompagné par les percussions, le oûd, le guembri et le violon, les chanteurs de melhoun racontent, au travers de poèmes parfois très anciens, la vie des vieux quartiers de la medina, les voluptés ou les déceptions de l'amour. Apprécié, voire même soutenu, par des Sultans, des juges et des hommes de lettres pour unifier le peuple, il englobe la richesse de toute une nation.

Ce genre tente toutefois aujourd'hui de se renouveler. Après le travail de Nass El Ghiwane qui a révolutionné la musique marocaine, puis c'est au tour de Jil Jilala et plus récemment à travers le rap (Fnaïre). Toutes ces formations ont tenté de le rendre plus accessible, mais si peu authentique. Actuellement, il y a des jeunes qui apprennent par c½ur les « qsaïd ». Toutefois, des craintes font croire que si jamais ils ne trouvent pas l'appui nécessaire et l'encouragement qu'ils méritent, ils pourront abandonner ce genre musical.

Les villes réputées pour le représenter le malhoun sont Meknès, Tafilalet, Taroudant, Marrakech, Fès. Le Malhoun de Marrakech accorde une grande importance à la parole, celui de Fès à la distribution musicale et celui de Meknès à l'interprétation selon Jamal Eddine Benhaddou. Jamal Eddine Ben Haddou, professeur de musicologie à l'université Hassan II à Mohammédia, chanteur et poète, tient à faire prendre au malhoun un nouveau virage, sans toutefois mettre au placard l'habit ancien : « Ce que j'essaie de mettre en place, c'est un malhoun ouvert aux jeunes avec une nouvelle distribution musicale, une composition inédite, des sujets inspirés de la réalité et des paroles limpides».

La pénurie de poètes ou de paroliers n'est pas le lot du seul malhoun, mais de la chanson marocaine en général, mais Majda El Yahyaoui soutient qu'il ne saurait en pâtir tant son répertoire se révèle inépuisable.

# Posted on Wednesday, 28 January 2009 at 5:28 PM

Mohamed Bajedoub

Mohamed Bajedoub
Mohamed Bajedoub (né à Safi au Maroc, en 1945) est un chanteur marocain. Doté d'une voix puissante et chaleureuse, il est très apprécié du grand public marocain fasciné par la puissance remarquable de ses cordes vocales.


Biographie

Très tôt attiré par les chants religieux et arabo-andalous, il entra en contact avec le chant pour la première fois dans des communautés soufies. C'est là qu'il découvrit le répertoire soufi et qu'il se l'appropria en lui donnant une interprétation personnelle. Il a été également muezzin.



Il rencontra Haj Abdlekrim El Raïs, l'un des plus grands interprètes de la musique arabo-andalouse. Ce dernier dirigeait l'orchestre El-Brihi et il engagea Haj Mohamed Bajedoub. Plongeant dans ce nouveau répertoire, Bajedoub devint l'un de ses plus grands et célèbres interprètes. Après avoir dirigé le ch½ur durant des années, il se lança dans une carrière de chant solo.

Il a fait un duo fort remarqué avec le chanteur sénégalais Musa Dieng Kala sur fonds de musique soufie, en clôture de la 2e édition du Festival de Fès de la culture soufie, qui se tient sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI (17-23 avril 2008).


Après une tournée triomphale au Mexique, Haj Mohamed Bajedoub, accompagné de l'orchestre Chabab Al Andalous a fait salle comble, vendredi 17 octobre 2008 au Palais des beaux arts à Bruxelles.
Mohamed Bajeddoub et Fouad Zbadi accompagnés par la troupe Chabab al-Andalus, dirigée par Amine Debbi, présentent le spectacle “Volutes et poésie” les 14 et 15 novembre 2008 à l'Institut du Monde Arabe de Paris.


Source

# Posted on Monday, 20 October 2008 at 5:18 AM

Cheb Bakr : chanteur de Raï Marocain

Cheb Bakr est un chanteur de Raï et de Reggada Marocain originaire de Berkane.

Sidi Rabbi est le titre d'un de ses albums. Il est composé de la chanson éponyme Sidi Rabbi , et de Mensak Mensak, El ghir. Ce dernier titre est l'un des best off présenté dans la compilation Oriental fever.

# Posted on Friday, 15 August 2008 at 3:00 PM

Said Mosker

Said Mosker est un chanteur marocain qui séduit son public avec ses mots simples et ses chansons chargées de réalités marocaines. Il fait partie de ces artistes à avoir poursuivi la voie de la World Music en exploitant un répertoire typiquement marocain, riche en rythmes, en instruments et en dialectes, en alliant d'autres style musicaux typiquement africain !

A l'âge de 14 ans, il grattait ses premiers accords en reproduisant des airs célèbres. Dans son quartier Derb Sultan, il n'eut pas de mal à constituer son premier groupe, dont il était le parolier, le compositeur et l'arrangeur.

De là est né le premier album en 1988 :"Ghitouni", un mélange avant-gardiste de différents genres musicaux comme le raï, le reggae, la funk et le Chaabi.

En 1997, après 5 albums la notoriété de l'artiste dépasse les frontières. Mosker est un des premiers auteurs-compositeurs à avoir suivi la voix de la World Music.

Après « Dima Kaïne », Saïd Mosker nous revient avec un album tourné vers la vie, d'où, son titre, « Dayra ».

Cet album se veut éclectique jusqu'au bout des notes et des intonations, il se veut tourné vers les aléas de la vie, ses joies, ses souffrances, ses trahisons mais aussi l'espoir qui en dégage au fil des épreuves et des années. Il livre des pans de sa jeunesse ... Son adolescence dans le mythique quartier, Derb Soltane, des premiers regards volés adressés à une voisine « Zine a Zine », de l'importance de la Famille dans nos vies « Hamani », de la miséricorde filiale « Tleb rahma », ou, encore d'un hommage fait à ses origines berbères « Alayli ».

Ses chansons sont particulièrement colorées et n'hésitent pas à marier des style comme le Raï, la musique latine (salsa), Reggae, Funk et Chaâbi), c'est vers ce style que l'on distingue Said Mosker des autres artistes de sa génération.
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# Posted on Sunday, 10 August 2008 at 6:23 AM